En ce jour du Samhain, que faire donc?
Je ne veux rien partager avec ces ingrats, je désire un peu de renouveau, quelque chose de mieux. Je recherche la vie, belle et mienne, non pas leur. Un peu plus d'amour comme de la véritable affection. Mais pas de leur part, d'eux je me fous. Je n'irai pas abreuver ma solitude en leur compagnie ce soir, je ne dépenserai pas cet argent qu'à la sueur de mon front je gagnai afin d'assouvir leurs vices et leurs tentations d'ébriété. De vos substances psychotropes je n'ai gère envie, la folie et l'illusion sont déjà miennes, je n'en ai besoin davantage. Et vos dires infâmes me repoussent si bien que je ne viendrai me joindre à vous pour développer sur ces sujets inutiles.
Resterai-je donc seule ce soir, à fêter ce jour divin sous les effluves de l'encens? Peut-être est-il mieux d'en faire ainsi.
Voilà que je lis encore ses vers, je pense encore à elle, inconnue qui m'est si semblable. Je désire encore la voir, je souhaite encore sa présence, comme à la toute première lecture que je fis de ses écrits. J'imagine encore l'attente et mes repasse maints scénarios ou je serais ce qu'elle a de plus précieux, une amie, véritable. J'en désire une comme elle, ma s½ur intellectuelle qui ne le sait pas encore. Peut-être n'est-ce qu'illusions, peut-être n'est-elle pas celle que je crois mais j'ose encore l'admirer. Je m'imagine la rencontrer enfin, elle et moi discuter et ne sais trop à quoi m'en tenir. Quelques mois encore et peut-être vous reverrai-je, ma princesse?
Et en ce jour du Samhain je me délecte encore des beautés de votre c½ur, de la sensibilité de votre esprit et le la douceur de votre âme.
Il est si difficile d'aimer mais si facile d'haïr! Je les déteste et ne sais trop quoi aimer, si je ne puis l'aimer, elle. Que faire de mes esprits encore chamboulés du traumatisme de votre présence, que faire alors que ce que j'aime tente d'attirer ma haine, que faire donc en ce jour du Samhain?
J'allumerai mes chandelles et mon encens, je respirerai la blanche magie et m'aspergerai d'eau bénite, espérant expier les péchés qui me tourmentent et passerai une soirée spirituelle sous la douce lumière de la lune solitaire, devant mon autel sacré, savourant ce vin de la vie sans vous qui ne le méritez pas.